Cours du VWPP – Printemps 2017

Descriptifs des cours du printemps 2017

Cours d’écriture intensive / writing intensive courses (2)

  1. Transports parisiens : mobilités, migrations et émotions (WI1)
  2. Paris en révolutions (WI2)

Séminaires / seminars (3)

  1. Femmes, genre, sexualité et colonialisme/post colonialisme en Algérie et en France métropolitaine (1830-2016) (S1)
  2. Art et politique : l’artiste engagé (S2)
  3. Le spectacle du monde sur les scènes du théâtre parisien (S3)

Mis à jour le lundi 5 décembre 2016

Cours d’écriture intensive / Writing intensive courses (2)

 

  1. WI1 – Transports parisiens : mobilités, migrations et émotions
Stéphanie Ponsavady
Mardi 10h à 12h

Chaque jour, les gens à Paris effectuent 8 500 000 déplacements, tous modes et motifs confondus. Ils marchent, prennent le métro ou encore le vélib’. Ils vont au travail, à la piscine ou au Monoprix. Ils font parfois tout cela dans la même journée. Certains le font par choix, d’autres par contrainte. Pour d’autres encore, tels les migrants, la différence entre mobilité souhaitée et mobilité subie n’est pas claire. Enfin, certains choisissent de ne pas se presser ou sont réduits à l’immobilité.

Ce cours nous invite à questionner le sens de ces déplacements. Pourquoi et comment les gens bougent-ils à Paris? Où vont-ils ? De plus, à Paris, ce ne sont pas seulement les personnes qui sont en mouvement, ce sont aussi les choses et les idées. Qui bénéficient alors de ces mobilités ? Qui est laissé pour compte ?

A travers la littérature (la poésie, le roman et l’autobiographie), la sociologie (des transports, des classes sociales et de l’immigration) et le cinéma, nous explorerons les causes, les conséquences et les émotions liées à ces transports parisiens. Ce cours propose ainsi une introduction au champ et aux méthodes des études de la mobilité (Mobility studies) à Paris.

Pour étudier les mobilités à Paris, nous serons nous-mêmes mobiles. Dans ce cours d’écriture intensive, les étudiants devront notamment tenir un journal de bord, faire des visites individuelles et participer à des excursions en groupe dont des sorties:

– au salon de l’agriculture,

– à une audience à la Cour Nationale du Droit d’Asile,

– à une visite du musée de l’immigration.

 

  1. WI2 – Paris en révolutions

Patrick Graille
Jeudi 15h à 17h

De 1789 à 1871, Paris fut l’épicentre de quatre révolutions.

Par-delà leurs querelles, les historiens actuels s’accordent sur l’idée que la première d’entre elles, qui s’étendit de 1789 à 1799, fut la période la plus emblématique de l’Histoire de France. En effet, cet événement fondateur bouleversa profondément les institutions politiques, économiques, sociales et culturelles du royaume. De nombreux témoignages sur ces mutations, souvent vécues au quotidien par les populations, portent l’empreinte d’un trouble identitaire, d’une difficulté à se situer entre les ruines du monde ancien et les chantiers du monde nouveau, entre des crépuscules et des aubes. « Tout est à faire, tout est possible, ce qui était rocher il y a six mois est devenu cire. On peut donner au royaume la forme qu’on veut », affirme un parisien en 1789. Quelques années plus tard, avec la « Terreur rouge » et la « Terreur blanche », suivies du coup d’État de Napoléon Bonaparte, que deviendra ce bel optimisme hérité du siècle des Lumières ? Comment les créateurs le vivront-ils et l’exprimeront-ils ?

Comparés à cette longue et captivante décennie, qui fit couler beaucoup d’encre et de sang, les mouvements insurrectionnels parisiens de 1830, 1848 et 1871 semblent faire pâle figure dans leurs durées, leurs issues et leurs influences. Plus ou moins hâtivement, entre trois jours pour les « Trois glorieuses » et deux mois pour la Commune de Paris, ces révolutions porteuses de progrès furent manu militari écrasées dans le sang par les gouvernements autoritaires — monarchiques ou bourgeois —, qui leur succédèrent. De façon dissemblable, elles marquèrent pourtant fortement leur temps, comme l’attestèrent de nombreux écrivains et artistes, célèbres ou méconnus.

Malgré cela, l’Histoire officielle minora ou négligea fréquemment le détail de ces événements, jusqu’à en refouler certains de la mémoire collective. Alors qu’aujourd’hui prospèrent les idéologues continuant de proclamer « la fin de l’histoire », de cette histoire conflictuelle, politique, sociale, sexuelle et culturelle, la tradition révolutionnaire reste tellement ancrée dans les mentalités qu’elle inspire même les contre-révolutionnaires déclarés, qui à l’occasion envahissent les rues pour manifester leur mécontentement.

À travers un panorama chronologique et thématique abordant diverses formes de créations écrites et visuelles — romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, articles, pamphlets, lettres, mémoires, textes législatifs, peintures, gravures et films —, nous explorerons ces quatre révolutions, leurs réalités et leurs mythes, leurs grandeurs et leurs misères, leurs ondes de choc européennes, puis mondiales.



 

Séminaires / Seminars (3)

  1. S1 – Femmes, genre, sexualité et colonialisme/post colonialisme en Algérie et en France métropolitaine (1830-2016)
Christelle Taraud
Mardi 14h à 16h

Ce cours est une introduction générale à l’histoire des relations entre genre et colonisation/post-colonisation en Algérie et en France métropolitaine du début de la colonisation française en 1830 à aujourd’hui. Dans ce cadre il s’agira de mettre en exergue plusieurs questions centrales de la problématique : 1) La question historiographique en proposant un état des lieux de la recherche algérienne, française et anglo-américaine récente et des problèmes épistémologiques qu’elle soulève ; 2) Les rapports entre « race », classe et genre dans le cadre du Maghreb colonial et post-colonial ; 3) La manière dont l’héritage colonial (pratiques et représentations), à travers les rapports sociaux de sexe et dans une perspective « post-coloniale », influe sur l’Algérie et la France d’aujourd’hui ; 4) Les liens entre colonisation et globalisation au travers de la question des femmes, du genre et des sexualités.

 

  1. S2 – Art et politique : l’artiste engagé

Néna Kraguly
Mercredi 10h à 12h

Ce cours propose d’explorer l’art engagé à travers différentes expériences artistiques et de tracer les relations entre l’art et la politique.

Dès la fin des années 80, des événements majeurs comme la chute du mur de Berlin, la dissolution de l’Union Soviétique, le 11-Septembre, la guerre du Golfe ainsi que la mondialisation, la crise financière mondiale qui implante l’instabilité et le pessimisme sociale, ou encore les menaces écologiques, ont profondément changé le visage de notre société.

Immergé dans cette société en mutation instable, l’artiste prend une position analytique et critique.

Il est confronté à la réalité présente,  hic et nunc,  qui devient dans son travail le matériau principal pour examiner et pour débattre.  Son œuvre se présente comme un faisceau corrélationnel, un ensemble de vecteurs de communication devant les situations politiques, les faits de société, les prises de décision ou les bouleversements survenus.

Il ne s’agit pas de représenter de manière littérale et linéaire des maux de la société au dessin compassionnel ou de proposer des solutions, mais de saisir l’essentiel de la problématique de ceux-ci pour mieux les révéler, pour éveiller la conscience, pour déclencher des réflexions ou pour changer l’attitude.

Les artistes adoptent des pratiques artistiques pluridisciplinaires relevant de l’installation, de la performance, de l’intervention, de la marche, de l’action… Les démarches de chaque artiste varient selon son approche du sujet, son radicalisme, son but implicite, qui d’ailleurs, dépend du milieu socio politique dont l’artiste est issu, ainsi que de la culture qui lui est propre. C’est pourquoi, certains artistes sont concernés par la pauvreté, les droits de l’homme, le racisme, alors que d’autres critiquent les entreprises multinationales et la destruction de l’environnement, ou d’autre encore, montrent l’impuissance face aux régimes politiques totalitaires, à la corruption ou à l’emprise des médias.

L’intention du cours n’est pas de tracer les liens entre l’art et la politique dans le sens où ces liens sont liés, par exemple, au pouvoir ou à la révolution mais de montrer comment l’art engagé aux visées discursives, peut susciter un changement dans la société de son temps et stimuler une réaction constructive et dialectique.

L’objectif de ce cours est de  montrer la complexité des rapports entre l’art et la politique et de discuter les relations critiques et dynamiques que l’artiste entretient avec le contexte politique, social et culturel.

Des exemples concrets seront examinés ainsi que les questions que ces pratiques soulèvent :

Dans quelle mesure l’œuvre d’art peut-elle  participer à la création d’un homme plus libre? Ebranler les structures sociales existantes? Remuer les normes et les conventions établis?, Objecter les identités imposées par la société? Secouer les structures mentales?  Quelles sont les réactions politiques  à la vue de telles œuvres ?

En parlant de l’artiste engagé, il est également indispensable de repenser la question concernant la définition du rôle et de la place de l’artiste dans la société, ses objectifs, sa créativité, ainsi que la légitimation de son œuvre dans le contexte historique.


  1. S3 – Le spectacle du monde sur les scènes du théâtre parisien

Bruno Clément
Mercredi de 16h à 18h

Ce cours se propose d’offrir aux étudiants, à partir d’un programme de représentation précis, des ouvertures à la fois sur la scène parisienne, sur l’histoire et la tradition du théâtre occidental, sur les créations les plus contemporaines, ainsi que sur les théories du jeu, de la mise en scène, du rôle et du statut du théâtre dans la cité.

Le cours est différent chaque semestre, puisqu’il dépend de la programmation des salles à chaque saison théâtrale.

Le programme du cours est élaboré pour permettre un vaste balayage chronologique du théâtre depuis l’Antiquité grecque (il donne presque toujours lieu à un cours sur Platon et Aristote, un cours sur la naissance de la tragédie) aux 19e, 20e et 21e siècles sans compter l’expérience très stimulante de spectacles en langue des signes (à l’International Visual Theater) quand la programmation le permet.

Les cours consistent à préparer les spectacles auxquels le groupe d’étudiants doit assister avec le professeur, puis à commenter, analyser, éventuellement critiquer les spectacles en question.

L’objectif général du cours est à la fois de donner aux étudiants une bonne connaissance des textes et de la tradition du théâtre et de leur faire découvrir la  multiplicité (dans le temps et dans l’espace) des manières de jouer et de mettre en scène. C’est aussi, pour le professeur, l’occasion de faire prendre conscience qu’il n’y a pas une et une seule théorie de théâtre, mais une infinité, dont la diversité des expériences du semestre doit permettre de donner une idée. C’est enfin de faire entrer les étudiants dans le monde de la vie culturelle parisienne.

 


 

Descriptif des ateliers linguistiques et interculturels

Mis à jour le mardi 3 décembre 2017

 

Descriptif des ateliers linguistiques et interculturels

Pour poursuivre le travail des cours de langue qui auront lieu pendant la première semaine d’orientation, le VWPP vous propose des ateliers de perfectionnement linguistique et d’activités interculturelles. Tous ces ateliers sont facultatifs et ils ne seront pas notés.

Les ateliers de diction et de phonétique ainsi que les ateliers de grammaire et de syntaxe sont fortement recommandés aux étudiants qui ont reçu un score inférieur ou égal à 400 au TCF. Ils leur permettront de continuer à améliorer leurs compétences durant leurs premières semaines à Paris. Les ateliers d’activités interculturelles permettront à tous ceux qui le souhaitent de réfléchir à leur expérience en France.

Vous pourrez vous inscrire dans un, deux ou trois types d’ateliers. Les inscriptions se feront lors de votre entretien individuel avec la directrice durant votre première semaine à Paris.

 

Ateliers de grammaire et syntaxe – Maud Collet

Les 4 ateliers de grammaire et syntaxe ont pour objectifs de revoir certaines bases linguistiques et ainsi permettre aux étudiants de se sentir à l’aise dans les différents domaines de leur vie quotidienne (interaction, cours, loisirs, etc.) dès le début de leur séjour en France. Parmi les points abordés, une priorité sera donnée aux temps et modes (utiliser de manière judicieuse l’indicatif ou le subjonctif, la concordance des temps, les expressions de temps, etc.), la construction de phrases pour un rendu clair, concis et adapté aux situations (phrases complexes, place de certains mots tels que les adverbes ou les pronoms, registres de langue, etc.) et les relations logiques (cause, but, opposition, etc.). Après une brève séquence théorique nous passerons aux exercices pratiques afin de rendre automatique l’emploi des principales règles de grammaire et syntaxe.

 

Ateliers de diction et phonétique – Nayla Ajamane

Les 4 ateliers de diction et phonétique permettront de revoir la position des lèvres et des mâchoires avec les voyelles {e} et {E} ainsi que la position de la langue et des lèvres avec les voyelles nasales et fermées. Les enchaînements et les liaisons ont une part importante dans ces ateliers.

La diction ou l’expression orale offre la possibilité d’échanger en français ses idées et ses opinions en améliorant son expression.

 

Ateliers interculturels – Cécile Dessertenne

Ces 4 ateliers sont une sensibilisation à l’anthropologie culturelle. Il s’agit d’échanger et de discuter en petit groupe, à partir des expériences de chaque étudiant, sur les différences culturelles franco-américaines et de comprendre leurs origines, notamment à l’aide de lecture d’ouvrages anthropologiques, tels que Evidences invisibles de Raymond Caroll et Français-Américains, ces différences qui nous rapprochent  de Gilles Asselin et Ruth Mastron, ainsi que des guides d’adaptation interculturelle, des articles de presse, des films et du documentaire “French bashing”. Cet échange en petits groupes est l’occasion d’améliorer la langue française, tout en se sensibilisant à l’interculturel. « Un véritable voyage de découverte ne consiste pas à découvrir des pays inconnus, mais à voir sous un autre éclairage. » Marcel Proust

Programme:

  1. Le choc culturel
  2. A table!
  3. Diversité et inclusion en France
  4. Bilan interculturel