Cours du VWPP Automne 2018

Cours d’écriture intensive / writing intensive courses (4)

  1. WI1 —Les Mythes dans la littérature
  2. WI2 — Le spectacle de Paris au cinéma 
  3. WI3–L’Amour à la française : Une exception étrange ?
  4. WI4– Les Antilles Françaises : Laboratoire de la Mondialité

Séminaires / seminars (4)

  1. S1 — Le Théâtre, lumière du monde
  2. S2 — Art et politique:l’artiste engagé
  3. S3 — Les « Arabes », l’islam et la vie politique en France (1962-2018)
  4. S4—Une France postcoloniale ? Un voyage entre passé et présent 

Les Cours d’Écriture Intensive

 

1) « Les Mythes dans la littérature » Prof. Simona Crippa

mercredi 15h-17h

« Les mythes nous pressent de toutes parts, ils servent à tout, ils expliquent tout » écrit Balzac qui a l’ambition de transformer en mythe la matière contemporaine. C’est parce que le mythe se présente comme le point de contact entre l’humain et le divin et s’offre comme une interprétation de la mémoire de toute civilisation. La fonction du mythe est précisément de laisser entendre que le monde est intelligible ; c’est grâce au mythe, expliquera Mircea Eliade, que l’existence humaine trouve sa signification.

La présence du mythe dans les tragédies, les poèmes, les romans, les opéras, les tableaux, le cinéma, est un indice de son importance dans la construction de notre imaginaire et de notre connaissance du monde. On conviendra que la mythologie investit désormais différents champs de notre société. De l’art à la publicité, elle a fini par intégrer le langage courant : « le fil d’Ariane », « le talon d’Achille », « être un don Juan » sont des expressions souvent utilisées et le concept freudien du « Complexe d’OEdipe » est maintenant connu par tout un chacun.

La littérature est formellement le lieu par où la mythologie s’est développée et a trouvé son espace de réécriture car l’écrivain a toujours perçu dans le mythe une source intarissable de création. Ovide se reflète déjà dans la figure d’Orphée dont la lyre n’asséchera jamais le chant. Aujourd’hui comme autrefois, l’histoire des peuples continue à se dessiner à travers un récit mythologique.

Dès lors, quelle pratique de la littérature peut-on découvrir ? Quels phénomènes peut-on observer en action ? Comment les écrivains modernes et contemporains reviennent-ils à la matière mythologique ? La formule célèbre de Roland Barthes : « Tout texte est un intertexte » suffirait-elle à justifier les réécritures du mythe ?

Ces questions guideront un parcours qui s’appuiera sur quelques notions théoriques afin de mieux concevoir la réception et l’invention des mythes. Ceux-ci seront illustrés notamment par cinq exemples de réécriture de figures mythiques dans la littérature moderne et contemporaine, que l’on mettra en regard à chaque fois avec les textes anciens de Sophocle, Euripide, Eschyle, Ovide ou encore avec les tragédies classiques de Corneille et Racine.

Les cinq exemples de réécriture choisis pour leur apport à l’actualisation des figures mythiques sont les suivants :

— Jean COCTEAU, Orphée, Paris, Stock, [1927], 2005 ;

— Marguerite DURAS, Roma, in Ecrire, Paris Gallimard « Folio », [1993], 1995 ;

— André GIDE, Thésée, Paris, Gallimard « Folio », [1946], 2016 ;

— Laurent GAUDE’, Médée-Kali, Paris, Magnard « Classiques & Contemporains », [2003], 2017 ;

— Nancy HUSTON, Jocaste reine, Arles, Actes Sud « Un endroit où aller », 2009 ;

D’autres extraits d’œuvres théoriques seront proposés pour l’étude en classe.

Excursions :

  • Une visite au Louvre avec des parcours choisis pour découvrir des œuvres de la mythologie grecque et romaine est envisagée.
  • Une pièce de théâtre évoquant une figure de la mythologie ou se rapportant à un mythe, sera proposée aux étudiants selon la programmation théâtrale 2018-2019.

 

2) « Le spectacle de Paris au cinéma », Prof. Jonathan Degenève

mardi 10h-12h

Paris est un spectacle qu’offre le cinéma depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Les frères Lumière inventent le cinématographe à Lyon, mais c’est sur les Grands Boulevards parisiens qu’ils font les premières projections. Par ailleurs, leurs documentaires de la ville sont bel et bien mis en scène. Avec le passage du muet au parlant, et notamment dans Sous les toits de Parisqui incarne cette transition, la représentation urbaine se fait à travers des images qui deviennent progressivement des clichés dont certains se retrouvent jusque dans La La Land. Il est vrai que le film Les Enfants du Paradismontre déjà l’envers d’une capitale qui se transforme ainsi en décor, en théâtre de la passion, mais c’est la Nouvelle Vague qui renouvelle et même révolutionne cette vision. Il y a l’amour, mais il y a aussi l’exclusion (Les 400 coups), la mort (À bout de souffle), la déchéance (Le Signe du Lion) et la maladie (Cléo de 5 à 7). Paris se dote alors de dimensions multiples et variées, même lorsque les films sont nostalgiques (Dans Paris) ou futuristes (Peut-être). Reste que pour les jeunes de banlieue, aller à Paris c’est toujours aller au spectacle. En témoigne le cinéma de ces dernières années (La Haine,Bande de filles, Divines)qui invite du coup à une réflexion à la fois économique et anthropologique à l’endroit de celles et ceux qui sont comme des étrangers dans leur propre pays alors que leur culture, qui s’invente dans les cités, est ce que Paris ne cesse de suivre et de reprendre.

 

3) « L’Amour à la française : Une exception étrange ? », Prof. Patrick Graille

Jeudi 15h-17h

Toute idée de l’humain contient une idée de l’amour. Une idée universelle, que l’on s’évertue à traduire par des actes, des mots et des œuvres d’art, mais qui paradoxalement incarne l’ambigu, l’indicible, l’ineffable, à travers les expressions d’âmes et de sexes en détresse et/ou en extase.

 

Éros, qui était un dieu pour les Anciens, devint un tourment pour les Modernes. Le dieu de l’amour et de la puissance créatrice était séduisant et mineur ; désacralisé, il se transforma en un mal majeur, embarrassant et prohibant. Mais cette évolution n’eut lieu qu’en Occident, car on ne remarqua rien d’analogue en Inde, en Chine ou en Afrique. Comment expliquer ce fait ? Et pourquoi l’érotisme – hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel –fut-il pendant des siècles relégué du côté de la perversité, de la malignité, de la dangerosité, de la marginalité, aux yeux des chrétiens sincères comme dans l’arsenal législatif de l’État français laïque ?

 

Comprendre le puritanisme de cette situation enracinée dans une religion pourtant consacrée à l’amour de Dieu et d’autrui implique l’examen de textes qui valorisent cette palpitante passion du corps et de l’esprit. Une passion spécifiquement française ? Oui, à en croire les stéréotypes de nombreux penseurs européens qui, du XVIesiècle à nos jours, au nom de la morale et de la vertu, stigmatisent les mœurs vicieusesd’une France dite décadente. Ainsi l’Écossais Tobias GeorgeSmollet qualifia les Français de « vulgaires séducteurs débauchés » et les Françaises de « créatures frivoles trop libérées » dans son Voyage à travers la France et l’Italie(1766). Loin de cette caricature, l’Américaine Marilyn Yalom, dans son essai mondialement traduit Comment les Français ont inventé l’amour. Neuf siècles de passion et de romance(2012), traita la question d’une plume éclairée et sans préjugé.

 

Fondé sur un panorama d’œuvres littéraires variées (extraits romanesques, contes, nouvelles, poésies, chansons…), ce cours explorera les arts d’aimer « à la française » historiquement (du XVIIIesiècle à aujourd’hui) et thématiquement (de l’adoration tragique à la volupté érotique).

 

4) ” Les Antilles Françaises : Laboratoire de la Mondialité “, Prof. Raphaël Lauro

lundi 10h-12h

Par-delà le mythe exotique des « îles » paradisiaques, que sait-on des Antilles françaises, de leur histoire contemporaine, de leurs cultures ? Que connaît-on des mouvements, des luttes, des problèmes et des questions qui animent les sociétés antillaises ?

« Carrefours de civilisations » selon l’expression de l’ethnologue Michel Leiris, ces territoires de l’archipel des Caraïbes liés à l’histoire coloniale et post-coloniale de la France constituent un riche et vaste terrain d’étude. Loin de n’être que des « poussières au milieu de l’Océan », comme le pensait le Général de Gaulle, la Guadeloupe et la Martinique présentent en effet une réalité profuse, à la fois singulière et multiple, particulière et universelle.

 

Entremêlant les questions, les points de vue et les disciplines (histoire, politique, anthropologie, littérature), ce cours propose d’approcher et d’interroger divers aspects du « réel » antillais. Ouvert à l’originalité des travaux d’écriture et encourageant les recherches thématiques personnelles, il se conçoit comme un laboratoire d’étude où pourrait s’esquisser collectivement une histoire culturelle des Antilles françaises qui reste à écrire.

 

 [Un livret rassemblant des articles et courts textes littéraires, critiques, historiques, politiques et anthropologiques sera distribué aux étudiants.]

 

Les Séminaires

 

1) « Le Théâtre, lumière du monde », Prof. Bruno Clément

mardi 15h-17h 

« Le théâtre doit éclairer le monde », dit Ariane Mnouckhine, l’une des plus inventives et des plus célèbres metteures en scène actuelles.

 

C’est dans cet esprit qu’est conçu le cours de théâtre enseigné à Reid Hall. Bien sûr il s’agit d’offrir, à celles et ceux qui le suivent, des ouvertures à la fois sur la scène parisienne, sur l’histoire et la tradition du théâtre occidental, sur les créations les plus contemporaines, ainsi que sur les théories du jeu, de la mise en scène, du rôle et du statut du théâtre dans la cité ; mais les discussions que les spectacles ne manquent jamais de susciter – et ces discussions sont une partie essentielles du cours ! – portent autant sur l’actualité (car il n’est pas de théâtre qui ne soit profondément engagé dans le monde où il se produit) que sur les grands problèmes humains : le pouvoir, l’amour, l’argent, la fatalité, la passion, la faute, l’ambition, etc.

 

Le cours se passe en réalité aussi bien dans la salle de cours que dans les salles de théâtre parisiennes : s’il est obligatoire d’assister aux spectacles (environ 5 par semestre), c’est précisément qu’ils font partie intégrante du cours. Le programme et le choix des spectacles sont arrêtés à la fin du printemps, quand les salles de théâtre rendent publique leur programmation, de façon à permettre un vaste balayage chronologique du théâtre depuis l’Antiquité grecque aux 19e,20eet 21esiècles. On essaie aussi de faire sa place à l’expérience très stimulante de spectacles en langue des signes (à l’International Visual Theater) quand la programmation le permet.

 

Les cours consistent à préparer les spectacles auxquels le groupe d’étudiants assiste avec le professeur, puis à voir ensemble ces spectacles, puis à les commenter, les analyser, éventuellement les critiquer de façon argumentée, informée, raisonnée. Le cours de théâtre est donc aussi l’apprentissage de toutes ces activités si importantes pour la vie de l’esprit et la vie en société.

 

L’objectif général de ce cours est donc multiple. Il s’agit d’abord de donner aux étudiantes et étudiants une bonne connaissance des textes et de la tradition du théâtre et de leur faire découvrir la multiplicité (dans le temps et dans l’espace) des manières de jouer et de mettre en scène. Mais c’est aussi, pour le professeur, l’occasion de faire prendre conscience à la classe que le théâtre est une pratique sociale, culturelle et artistique qui engage à la fois les individus, la communauté, quelle qu’elle soit, et la Cité dans son ensemble ; qu’il est, à sa façon souvent inattendue, l’apprentissage de la liberté. Ou, pour le dire autrement, cette fois avec les mots du professeur lui-même : le théâtre est toujours plus que le théâtre.

 

2) « Art et politique:l’artiste engagé », Prof. S.-Nena Kraguly

mercredi 10h-12h

Ce cours propose d’explorer l’art engagé à travers différentes expériences artistiques et de tracer lesrelations entre l’art et la politique.

 

Dèsla fin des années80, des événements majeurscomme la chute du mur de Berlin, la dissolution de l’Union Soviétique, le 11-Septembre, la guerre du Golfe ainsi que la mondialisation, la crise financière mondiale qui implante l’instabilité et le pessimisme sociale, ou encore les menaces écologiques, ont profondément changé le visage de notre société.

Immergé dans cette société en mutation instable, l’artiste prend une position analytique et critique.

Il estconfronté à la réalité présente,  hic et nunc,  qui devient dans son travaille matériau principal pour examiner et pour débattre.  Son œuvre se présente comme un faisceau corrélationnel,un ensemble de vecteurs de communication devant les situations politiques, les faits de société, les prises de décision ou les bouleversements survenus.

 

Il ne s’agit pas de représenter de manière littérale et linéaire des maux de la société au dessin compassionnel ou de proposer des solutions, mais de saisir l’essentiel de la problématique de ceux-ci pour mieux les révéler, pour éveiller la conscience, pour déclencher des réflexions ou pour changer l’attitude.

 

Les artistes adoptent des pratiques artistiques pluridisciplinairesrelevant de l’installation, de la performance, de l’intervention, de la marche, de l’action… Les démarches de chaque artiste varient selon son approche du sujet, son radicalisme, son but implicite, qui d’ailleurs, dépend du milieu socio politique dont l’artiste est issu, ainsi que de la culture qui lui est propre. C’est pourquoi, certains artistes sont concernés par la pauvreté, les droits de l’homme, le racisme, alors que d’autres critiquent les entreprises multinationales et la destruction de l’environnement, ou d’autre encore, montrent l’impuissance face aux régimes politiques totalitaires, à la corruption ou à l’emprise des médias.

 

L’intention du cours n’est pas de tracer les liens entre l’art et la politique dans le sens où ces liens sont liés, par exemple, au pouvoir ou à la révolution mais de montrer comment l’art engagé aux visées discursives, peut susciter un changement dans la société de son temps et stimuler une réaction constructive et dialectique.

 

L’objectif de ce cours est de  montrerla complexité des rapports entre l’art et la politique et de discuter les relations critiques et dynamiques que l’artiste entretient avec le contexte politique, social et culturel.

 

Des exemples concrets seront examinés ainsi que les questions que ces pratiques soulèvent :

Dans quelle mesure l’œuvre d’art peut-elle  participer à la création d’un homme plus libre? Ebranler les structures sociales existantes? Remuer les normes et les conventions établis?, Objecter les identités imposées par la société? Secouer les structures mentales? Quelles sont les réactions politiques à la vue de telles œuvres ?

En parlant de l’artiste engagé, il est également indispensable de repenser la question concernant la définition du rôle et de la place de l’artiste dans la société, ses objectifs, sa créativité, ainsi que la légitimation de son œuvre dans le contexte historique.

 

Nous examinerons le travail de nombreux artistes, comme Martha Rosler, Alfredo Jaar, Gustav Metzger, Wolf Vostell, Christian Boltanski, Hans Haacke,Francis Alÿs, Oleg Kulik,Zhang Huan, Ai Weiwei,Tania Bruguera,Santiago Sierra,Orlan, ValieExport,Carolee Schneemann, Shirin Neshat,Judy Chicago, Claude Cahun, Michel Journiac, Joseph Beuys, Tadashi Kawamata, Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernest, et Banksy.

 

En parallèle des cours théoriques en classe, il est envisagé de visiter les musées et galeries suivants : le Centre Georges Pompidou, le Palais de Tokyo, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et les galeries du Marais.

 

3)« Les « Arabes », l’islam et la vie politique en France (1962-2018)»,  Prof. Christelle Taraud

lundi 15h-17h

Ce cours de sciences politiques ouvert à d’autres disciplines telles l’histoire et la sociologie, a pour ambition d’analyser la question des « Arabes » et de l’islam dans la vie politique en France aujourd’hui. Dans ce cadre, l’expression « vie politique » sera entendue dans un sens large puisqu’il s’agira autant d’interroger la place des « Arabes » et de l’islam dans les manifestations et débats politiques et médiatiques – et donc aussi dans l’opinion publique – mais aussi les différentes lois et politiques qui sont liées à leur(s) présence(s) conjointe(s), notamment dans les quartiers dits difficiles, et qui ont été mises en place depuis la fin de la guerre d’Algérie en 1962.

 

De même, la catégorie « Arabe » ne sera pas seulement questionnée dans sa dimension « ethnico-raciale » mais sera aussi analysée dans la perspective de la naissance, au début du XXe siècle, d’un espace géo-politique spécifique – le monde arabe est un produit de l’implosion de l’empire ottoman et de l’expansion européenne dans la région pendant et après la WWI –  de la fondation d’une idéologie pan-arabe et de la construction d’une identité politique arabe, individuelle autant que collective : le tout impactant, encore aujourd’hui, la société française à fortiori dans le contexte de la décolonisation du Maghreb, et singulièrement de l’Algérie, comme nous le verrons.

 

De ce fait, le cours aura aussi comme volonté de comprendre pourquoi et en quoi cette présence « arabe » en France – souvent définie comme un « problème » – interpelle avec force cette même société au travers de quatre grandes thématiques : 1) Etre Français, « arabe » et musulman en France aujourd’hui ; 2) « Français-es dans la différence » : jeunesse(s) « arabe(s) » des quartiers et lutte(s) contre les discriminations depuis les années 1980 ; 3) Genre, féminisme, et sexualités dans un contexte racialisé, « arabophobe » et « islamophobe » ;  4) Un djihadismefrançais ? : les attentats à Paris de 1995 à 2015.

 

4) « Une France postcoloniale ? Un voyage entre passé et présent », Prof. Silyane Larcher

 jeudi 10h-12h

Dans quelle mesure peut-on considérer la France contemporaine comme caribéenne, africaine et asiatique tout à la fois ? C’est cette question quelque peu surprenante qui oriente l’ambition générale de ce cours. À partir de lectures, de documents de nature différente et d’activités variées, il s’agit d’inviter les étudiants à découvrir et à réfléchir à la dimension multiculturelle et multiethnique de la France d’aujourd’hui, vieille nation européenne, ancienne monarchie d’Ancien régime, ancienne puissance esclavagiste et coloniale dont l’empire fut étendu de l’Afrique aux Amériques, en passant par l’Asie et l’Océanie. Comprendre d’une manière vivante et enrichissante la société française d’aujourd’hui, marquée par une histoire longue d’immigrations, d’abord européenne, puis postcoloniales, mais aussi l’organisation politique de la France – seule nation en Europe avec les Pays-Bas à conserver des liens institutionnels et juridiques étroits avec ses anciennes colonies à travers la notion d’« outre-mer » –, demande en effet d’explorer son histoire et la variété des cultures qui y cohabitent à travers plusieurs points d’entrée. Pour ce faire, le cours s’appuiera sur des ressources issues principalement de l’histoire et de la sociologie, mais aussi de la littérature (extraits de romans et/ou essais littéraires)*et du cinéma**. Afin de rendre le propos plus concret et nourrir les échanges entre étudiants et avec l’enseignante, une excursion au Musée national d’histoire de l’immigration (MNHI) et la visite du Paris noir, accompagnée d’un guide professionnel (www.blackpariswalks.com), sont également envisagées.

 

*Collectif qui fait la France, Chronique d’une société annoncée, Paris, Stock, 2007; Léonora Miano, Blues pour Élise, Paris, Plon, 2010.

**Abdellatif Kechiche, La Graine et le mulet (2007)

 

NB : Les références envisagées peuvent faire l’objet de modification à la rentrée.

 

 

Le cours requiert l’assiduité, la participation active des étudiant.e.s, ainsi que la courtoisie à l’égard de l’enseignante. Ces règles de courtoisie impliquent la ponctualité, que les téléphones portables, réseaux sociaux, etc., soient interrompus, et que la nourriture soit proscrite durant le cours pour favoriser l’écoute mutuelle.